Vaincre la rouille ? C’est possible !

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Beaucoup de personnes se sentent obligées de se défaire de leurs outils rouillés. Il est vrai que cela n’est pas très esthétique, et en plus ça peut devenir dangereux. Mais la rouille n’est pas aussi invincible qu’on peut le penser !

Des traitements violents

Des traitements chimiques existent pour se débarrasser de la rouille sur le métal. Entre autres, on peut citer la cure à l’acide phosphorique, ou l’électrolyse. Ils fonctionnent, mais ils doivent être utilisés d’une façon très précise pour être efficaces, et ils sont très polluants.

Un bain d’acide phosphorique est souvent le seul moyen de curer la rouille dans des endroits inaccessibles à la main, comme dans un réservoir de moto par exemple.

Le problème, c’est qu’un acide doit impérativement être neutralisé après le traitement, en le mettant en présence d’une base par exemple. Si on ne le neutralise pas, l’acide continue d’agresser le métal, pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. De plus, l’acide usagé doit être déposé en déchetterie, et son traitement est coûteux et polluant.

L’électrolyse est une méthode de suppression de la rouille qui consiste à faire passer du courant électrique dans la pièce à traiter après l’avoir immergée dans un bain. La méthode est efficace, mais le liquide obtenu après traitement est très polluant, et néfaste pour l’environnement.

Enfin, certaines astuces présentes sur Youtube préconisent de plonger la pièce de métal dans du Coca-Cola… Ça peut fonctionner, mais ce n’est généralement pas suffisant, ça gâche une boisson potable, et si on doit restaurer trois têtes de hache et deux machettes, cela signifie qu’il faut les plonger dans un volume d’une dizaine de litres, ça va coûter cher en soda…

Et l’huile de coude ?

Heureusement pour nous, il existe des méthodes dites « douces » permettant de récupérer un outil rouillé. Ci-dessous, les photos d’un sécateur que j’ai restauré pour un client.

Sur la photo de gauche, la lame en haut avant traitement et la mâchoire en bas après traitement. Sur la photo de droite, l’outil entièrement restauré.

Ce sécateur a été rénové sans acide, sans électrolyse, et sans produit anti-rouille. J’ai uniquement utilisé une combinaison d’outils manuels et de ponçage.

Le restauration à la main est possible. Cela demande du temps, de la patience, et du savoir-faire, mais on peut y arriver.

La prévention, la meilleure des solutions

Si la récupération d’un outil est possible – et souhaitable ! – le mieux reste encore de ne pas le laisser rouiller. Pour cela, le mieux est de le stocker dans un endroit propre et sec, avec une légère couche de graisse solide dessus.

La graisse solide est un produit issu d’hydrocarbures, mais je n’ai pas trouvé mieux pour empêcher la formation de la rouille. J’ai déjà stocké une scie dans un hangar humide pendant deux ans, et grâce à la graisse solide la lame n’a pas rouillé.

Une autre étape nécessaire pour éviter la formation de la rouille est le nettoyage de votre outil. Brossez-le avec une brosse à dents dédiée par exemple, lavez-le à l’eau claire et séchez-le soigneusement. Vous pouvez ensuite le lubrifier avec un lubrifiant biologique.

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